-30 Amor de madre

Par Juanma Ferreira Morgazo

He visto una viñeta que bajo mi punto de vista es muy adecuada para el concepto 100nuits: « Todos los días del año, haga frío o calor, esté yo triste o alegre, feliz o desdichado, deprimido o exultante, he de hacer para el periódico un dibujo sobre un tema de actualidad. Y hoy no se me ocurre nada sobre la esclavitud. »

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J’ai vu un dessin de presse, qui selon mon point de vue, est très approprié au concept des 100nuits : “ Tous les jours de l’année qu’il fasse chaud ou qu’il fasse froid, que je sois triste ou bien joyeux, heureux ou malheureux, déprimé ou exultant, je dois réaliser un dessin sur un sujet d’actualité pour le journal. Et aujourd’hui rien ne me vient à l’esprit sur l’esclavage.”

-31 Les indignés de Bessac

Par Les Na

Maxime, Gaspard et Manon sont à la base d’un mouvement de révolté qui fait trembler le petit village de Bessac. Ils sont très intéressés par l’expérience de 100nuits et nous ont invités à les rencontrer. Ils ont pris les photographies qui accompagnent le résumé de l’après-midi que nous avons passée ensemble. Elles ont pour sujet les slogans dont ils couvrent la ville.

 

-31 Suite murale 10

Par Raymond Bozier

Loc. fig. Les murs ont des yeux (vx), des oreilles : on peut-être surveillé, épié sans qu’on s’en doute (se dit spécial. En parlant des espions*).

 « Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-delà. » Montaigne, Essais, Liv. I, chap. III.

« … mais la vérité la plus proche, c’est que tu te cognes la tête contre le mur d’une cellule sans porte ni fenêtre. » Kafka, Journal, 21 octobre 1921. Le voyageur exténué avait exploré toutes sortes de placards, visité de multiples capharnaüms, traversé d’innombrables logements luxueux ou insalubres, ouverts bien des portes donnant parfois sur le vide, parfois sur des splendeurs, parfois sur la banalité des choses, mais jamais il n’était entré totalement en lui-même, jamais il n’était allé au profond de cette masse respirante et lourde qu’il faisait s’agiter jours et nuits au gré des circonstances. Comme tout un chacun, il s’était toujours contenté de se projeter vers l’extérieur, au-delà des limites de sa propre matérialité. Ainsi avait-il pu atteindre des lieux situés hors de portée du regard, arpenter des espaces inconnus, longer des routes passagères, s’appuyer contre des murs lisses et sans joie, croiser des êtres familiers, les fréquenter et même jouir de leur douceur. Pour tout dire, le voyageur exténué n’avait fait que tourner autour de lui-même, comme un derviche emporté par l’ivresse de son mouvement. Lire la suite